Compostelle

Jour 5

Varaire -Concots- Labourgade

17,26 km le 24 avril 2026

Total kilomètres : 86,61 km

Quel bonheur de se réveiller dans un lit deux personnes avec une couette.!!! Dans les dortoirs, ce sont des lits simples, avec juste un drap housse, un oreiller et une couverture pour mettre au dessus de notre sac a viande (ou sac à rêves pour les poètes).

On remballe nos affaires, on prend le petit dej, on papote et on se met en route vers 8h30. Direction l’épicerie du village avant une longue étape de 19 kilomètres. On se prend une demi baguette, une salade quinoa, graines, noisettes, du saucisson et un bout de cantal jeune.

Nous revenons sur nos pas, trouvons la signalisation rouge et blanc du GR et nous mettons à marcher. La matinée se passe bien. On arrive dans un petit village pour prendre notre déjeuner. Nous sommes contents, nous avons déjà parcouru 11 km. Le soleil brille toujours autant. On est bien heureux de trouver un banc à l’ombre d’un arbre. Comme il y a un café, on s’arrête ensuite pour notre dernière pause café tous les deux.

Nous repartons, puis au bout de cinq kilomètres, je regarde sur mon gps où se trouve notre étape du soir. Et là, c’est la douche froide. On n’est plus sur le bon GR. On est partis dans l’autre direction. On se trouve à 16 kilomètres de notre gîte alors qu’il est 15h30. Pas de panique, j’appelle Lucíe de notre gite du matin et lui demande si elle a un nom de taxi à me donner. Elle me conseille d’appeler l’office de tourisme le plus proche : Saint Cirq Lapopie. Je les appelle, ils me donnent le nom d’un taxi,. Nous savons qu’on est au milieu de la forêt, mais je ne sais pas trop où. On détermine notre point GPS, on appelle le taxi. On ne fait que tomber sur le répondeur.

On décide alors de lever le pouce. Le problème, c’est que cette route est très peu fréquentée. Une première voiture s’arrête, un artisan qui ne peut pas nous emmener mais nous donne le nom du village le plus proche.

Une autre voiture passe, elle s’arrête. C’est une dame qui nous emmène à Concots, le fameux village. Je rappelle le taxi, il décroche enfin et peut venir nous récupérer une bonne heure plus tard! Tout est bien, qui finit bien. Quelle aventure! On se pose sur une terrasse avec un petit perrier, soulagés d’avoir trouvé une solution. On se sentait capables de marcher encore, mais 16 kilomètres de plus nous auraient mis les jambes en compote avec plus de 30 kilomètres pour une seule étape.

On s’en souviendra de cette journée. Sur cette voie deux GR se croisent, je ne le savais pas. Je ne me laisserai pas prendre au piège une autre fois…

Le gîte du soir est spartiate. Nous sommes 9 à dormir dans la même chambre. Heureusement, l’équipe de pèlerins est sympa. Je rencontre un père et son fils en route vers Saint Jean pied de port qui habitent à Galgon, à 10 kilomètres de chez nous ! Une musicienne, Jenny, qui m’aide à faire un tri dans mon sac pour l’alléger.

Demain, on prend un autre taxi car on a le gros sac jaune à prendre en plus de nos sacs à dos. Papa repart vers Figeac pour récupérer sa voiture et moi, je prends le train vers Toulouse.

Voie d’Arles, me voici.

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grabowski Monique
grabowski Monique
6 minutes il y a

ma chère Séverine, Que de péripéties! Moi qui souhaitais faire les chemins de Compostelle, je me rends compte qu’il faut bien préparer ce « voyage » et franchement, je n’ai pas ton courage pour ..Alors ,grâce à tes magnifiques récits, je le fais en vous suivant jour après jour sur votre chemin de Compostelle..et je vous félicite pour votre force mental et votre énergie.. (Pense à écrire cette aventure et à la publier) tu prends de très beaux clichés qui agrémenteront ton histoire. Je t’envoie toute mon énergie pour la suite de ton périple. bises ma Séverine.