Cahors – Toulouse
9.29 km le samedi 25 avril
Total km: 95,9
Toute bonne chose a une fin et ce matin, ca sent la fin de notre petite excursion père-fille.
Nous nous rendons à Cahors en taxi. Mon père doit porter son sac de voyage en plus de son sac à dos. Nous ne pouvons pas faire les kilomètres à pied ce matin malheureusement.
Nous nous rendons à l’Office du Tourisme de Cahors pour nous renseigner sur les navettes à prendre vers Figeac et comment rejoindre la gare avec le bus. Ils nous gardent nos sacs le temps d’aller faire un petit tour au marché local.


L’heure de notre bus pour la gare arrive trop vite. J’achète vite fait une petite salade. Nous montons dans le bus et rejoignons la gare. La séparation est proche, nous sommes tous les deux fiers d’avoir partagé ce moment rien qu’à nous, d’avoir parcouru un peu plus de 90 km à pied en 6 jours, de nous être accrochés à ce rêve…
Midi, mon père monte dans le bus pour Figeac. Nous nous prenons dans nos bras, émus. Peu de mots peuvent exprimer toutes les émotions qui passent dans notre corps. Nous prenons tous les deux notre courage à deux mains pour repartir chacun de notre côté.

Mon trajet pour Toulouse est à 13h30. J’attends le train dans la gare avec un peu le bourdon. En plus, depuis ce matin, les températures ont chuté. J’ai froid. Je mange ma salade, mais je n’arrive pas à me réchauffer. Une pelerine s’assoit à côté de moi et me parle de ses différents pèlerinages. Ca me fait passer le temps, mais j’ai toujours froid. Et cette sensation de froid va m’accompagner jusqu’au repas du soir au gîte. Je crois en fait que j’ai un gros coup de fatigue.
L’arrivée à Toulouse est sympa. J’aime beaucoup cette ville. Nous y sommes passés quand on a fait le canal du midi en remontant d’Espagne à la fin de notre année de voyage en famille. Je parcours 8 kilomètres pour me rendre au gîte. La balade est agréable, je passe par le centre ville. Je récupère le miam miam dodo de la voie d’Arles à la fnac puis je passe par de belles zones assez vertes.





Arrivée au gite, je suis accueillie par Marc. Je discute avec lui et un autre pèlerin de mon changement de voie. Au fond de moi, je me sens un peu triste, un peu seule. Ca me fait bizarre de n’être que moi. Ca ne m’est jamais arrivé depuis que je connais Gwen. Devoir tout organiser seule, vivre loin de lui. C’est le choix que j’ai fait, mais il est difficile à vivre. Je demande à mon hôte si je peux rester au gîte le lendemain pour organiser la suite du voyage. Il accepte.
Le repas se passe dans la bonne humeur. On débarrasse, on fait la vaisselle et c’est l’heure d’aller nous coucher.
Accroche toi , Séverine. Ce que tu as fait et fait encore est remarquable.
Ta famille si aimante est derrière toi comme toujours.
Bonne suite pour ton voyage
Quelle chance de partager ensemble avec ton père ce bout de vie. Dans quelques jours tu auras pris de nouvelles marques après ce changement de route et de rythme.
Dream on 😘
Petit coup de blues… pas facile de se retrouver seule après cette semaine à tout partager. La fatigue accentue les émotions. Tu vas reprendre ton chemin, poursuivre ton rêve, tes rencontres, et la boule dans ta gorge va disparaître sans même que tu t’en rende compte !