Compostelle

Jour 8

De Léguevin à Lisle Jourdain

21,27 kilomètres le lundi 27 avril

Total kilomètres parcourus : 133,61

Le réveil est doux ce lundi matin. Christine est en train de discuter avec son mari italien sur la terrasse extérieure. Je prends le temps de rassembler mes affaires avant d’aller me chercher du pain à la boulangerie du village. Un voyageur précédent nous a laissé une plaquette de beurre dans le frigo. Ce sera bien meilleur que du pain seul. J’ai des sachets de thé pour accompagner ce festin!

Christine part avant moi. J’ai un peu moins de 17 kilomètres au programme. Ça devrait se passer bien. Je prends la route vers 9h. Il me faut un peu de temps avant de retrouver le chemin de Compostelle. Je tourne un peu. Un habitant m’indique la bonne direction. Je me dirige vers la forêt. En chemin, les indications sont aléatoires et me font faire de beaux détours, mais la forêt est si belle et les chants des oiseaux m’accompagnent.

Le chemin est très agréable, très ombragé. Ça monte et ça descend de manière assez douce. Je fais la connaissance de deux étudiants qui s’entraînent un peu à marcher et à bivouaquer jusqu’à Auch. L’un d’eux a emmené une viole. Je trouve cette rencontre fantastique.

Pour le déjeuner, j’ai prévu du pain, du saucisson et du fromage. Un petit en-cas bienvenu après près de 3h30 de marche.

Quelques kilomètres avant l’arrivée à l’Isle Jourdain, je fais la rencontre d’Arnaud. Un étudiant en histoire médiévale. Il vient de commencer son périple et a prévu de marcher 4 jours jusqu’à Auch. Nous discutons un peu et décidons de marcher ensemble les derniers kilomètres jusqu’au gite communal. Le chemin est ombragé. On suit la Save, une petite rivière. Nous traversons un pont datant du Moyen-Âge. Arnaud m’apprend que Louis XIV l’a emprunté avec sa cours. Les moustiques sont affamés, nous ne pouvons pas nous attarder en ces lieux.

Arrivés au bord du lac, nous nous rendons à l’Office du tourisme. Ils nous remettent les clés du gîte qui se trouve accolé à l’Office du Tourisme. Le gîte est petit mais accueille jusqu’à 9 pèlerins.

Nous retrouvons Eric, que j’avais rencontré à Toulouse, Benedicta une Belge en chemin vers Compostelle, Marie Christine, une bretonne du Finistère, et Christine qui a dormi dans le même gite que moi la nuit précédente. Nous discutons un peu, je reste dehors à côté du linge qui sèche car il y a beaucoup de passage. Vers 17h, je vais vers le centre ville pour faire des courses pour le lendemain et pour essayer de me trouver des écouteurs. J’ai perdu les miens.

Je trouve ce qu’il me faut. Et quand je reviens, Eric est en train de préparer une ratatouille pour tout le monde. Je lui donne un coup de main et prépare le riz. On mange ensemble et racontons des anecdotes du périple. Une pèlerine allemande a apporté du vin. On en profite. Je partage mes myrtilles, prévues à l’origine pour le lendemain. C’est un bon repas partagé.

A 21h30, extinction des feux. Les dortoirs sont bien remplis, et moi, je suis trop fatiguée pour écrire mon petit rapport quotidien. Mais ce n’est que partie remise !

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grabowski Monique
grabowski Monique
4 minutes il y a

Bonjour Séverine, quelle énergie!..Je te soutiens et je parle de ton parcours autour de moi tant je suis admirative de ton courage.. Bonne continuation pour aujourd’hui.je t’embrasse