De Monlezun à Maubourguet
26,67 km le dimanche 3 mai
Total km parcourus : 243,71
Je me réveille avec le chant des oiseaux. La nuit a été mitigée. Insomnie dûe à la grosse étape qui m’attend. Je me fais deux oeufs brouillés avec une tranche de pain sans beurre. Le petit déjeuner est frugal. Rien n’est prévu dans le gîte, même pas un pot de confiture.


Noam qui ne déjeune pas le matin part tôt. Moi, je prend mon temps. Je n’aime pas partir avant 8h30. Je remplis ma poche à eau à un litre et demi. Je préfère ne pas trop porter de poids supplémentaire. Il y a des villages avec des fontaines sur la route pour recharger si nécessaire.
Autour du gîte, des randonneurs se sont donnés rendez-vous. Ils ont prévu une étape de 15 kilomètres. 10 de moins que la mienne !
Le temps est mitigé. La météo annonce des orages. Pour le moment, c’est la brume qui domine. On ne voit pas grand chose à l’horizon.

La matinee se passe bien. Le temps se maintient. Les chemins sont agréables. On passe par la forêt. C’est assez vallonné. De belles grimpettes me font battre le coeur et chauffer les jambes. On s’approche doucement des Pyrénées.
Ce que j’aime, ce sont les odeurs. Elles varient au fil de la journée. En fonction des arbres ou arbustes qu’on croise. Des odeurs de sous bois, des acacias, des rosiers, des chèvrefeuilles… Je me sens comme remplie par ce qui m’entoure.




Grace à mon application Merlin bird, je peux déterminer les oiseaux qui m’entourent grâce à leur chant. C’est génial !
Pour déjeuner à 13h, je sors les quelques provisions que j’ai achetées en passant à Marciac. J’ai trouvé un abri de chasseur pour m’asseoir. Aujourd’hui, c’est jour de fête. J’ai prévu des framboises en dessert. J’avoue que je commence à en avoir marre de manger des sandwichs. La bonne cuisine me manque. À 13h, j’ai parcouru 14 kilomètres. Plus que onze et je serai arrivée aux chalets du camping.


Plus l’après midi avance et plus les températures baissent. L’orage menace. Je commence à fatiguer, mais je suis plutôt en forme. L’arrivée à Monbourguet me met en joie mais il reste encore plus de deux kilomètres à parcourir avant de rejoindre le châlet. Ces deux derniers kilomètres sont les plus difficiles. Je marche sur la route, mes pieds me font mal. Mes articulations commencent à se rebeller.

Arrivée au centre ville, je croise une pèlerine que j’ai déjà rencontrée un peu avant. Elle m’accompagne jusqu’au camping. Je retrouve à ce moment là, Noam et Claudine. J’avais pris le train de Toulouse avec elle. C’est rigolo de se retrouver.
Le dortoir se trouve dans un chalet, la cuisine et les toilettes, dans un chalet à côté du chalet dortoir et la douche dans un bâtiment à part. L’orage gronde. Le vent se renforce, une pluie battante fait irruption.
Quand arrive l’heure de la douche, il n’y a plus d’eau chaude. Ce sera une douche rapide et très fraîche… Brrr. La pluie tombe toujours…
On se couche tôt. Fatigués de cette longue marche…
Les kilomètres grimpent ! J’imagine que la boue ne ménage pas les articulations non plus. Un peu de repos fera le plus grand bien.
Quel courage de parcourir autant de kilomètres ! Tu avances et te voici prête à attaquer la montagne. Bon chemin, je t’accompagnerai en pensées. Bonne journée. 😘 🫠🫠
Bravo Séverine pour ta détermination.
J’adore lire tout ce que tu ressens lorsque tu avales les kilomètres.
On s’y croirait.
👏👏👏💕💕💕