A propos, Colombie

Santa Marta, parc Tayrona, et Ciénaga, Colombie

Du 16 avril au 6 mai 2022

L’appel de la plage et de la chaleur des Caraïbes étaient trop forts. Nous voici à Santa Marta au Nord Est de la Colombie. Nous atterrissons au bord de la mer. Le paysage est sublime, la chaleur étouffante. A peine le temps d’admirer la couleur bleue marine de la mer que nous embarquons dans un grand taxi. Direction notre appartement. La route pour y arriver est typique d’Amérique du Sud, c’est un chemin de sable et de gravier, des nids de poule, on roule doucement. On évite les ornières, bref, bienvenue en Colombie.

Cette première semaine au bord de la plage est marquée par la visite du centre historique de Santa Marta. Une belle basilique, des rues avec une architecture typiquement espagnole mais vieillissante. Les peintures s’écaillent, les couleurs passent mais le charme demeure. Nous ne résistons pas à goûter à des fruits typiques de la région, achetés à des petits marchands au coin des rues. La chaleur est toujours écrasante malgré la fin d’après midi, alors, on se dirige vers la plage pour y admirer le coucher de soleil. Les enfants jouent un peu dans des structures pour de sport. On prend le temps et c’est finalement ce qu’on aime dans ce voyage, la contemplation. Sortir de la course quotidienne et s’offrir des moments suspendus.

Nous nous rendons également au parc Tayrona. Le parc naturel le plus visité de Colombie. Il y a plusieurs façons d’y accéder, par bateau, en bus colectivos ou avec une agence de voyage. On choisi cette dernière option parce qu’on souhaite faire la randonnée dans la forêt avant de parvenir aux plages de rêve. Nous nous retrouvons dans un bus avec uniquement des touristes Colombiens, et l’ambiance est plus que chaleureuse. Un groupe de jeunes de Medellín rendent le trajet folklorique. Ils rient, s’interpellent, parlent fort… On est content de passer le trajet en leur compagnie. Le bus nous mène à l’entrée de la zone de randonnée. Deux heures de marche dans le parc nous permettent de profiter de la richesse de la nature, nous croisons des singes, des oiseaux, des papillons et autres insectes aux mille formes. Nous prenons notre temps et la marche va durer un peu plus de deux heures. Le chemin est parfois boueux, parfois caillouteux, ça monte, ça tourne, ça descend. On passe par des passerelles en bois, par des rochers plus ou moins escarpés, la vue sur la côte apparaît par moment comme une carte postale. On sent que la baignade va être méritée. Au bout de la 25eme demande de la part des enfants si on est bientôt arrivés, la première plage apparaît. On a lu qu’il fallait aller un peu plus loin pour accéder à la plage la piscina, une véritable piscine naturelle, sans trop de courants. Alors, on marche 10 bonnes minutes de plus et l’effort en vaut la peine ! On trouve un petit espace à l’ombre des cocotiers et on s’installe pour quelques heures de farniente. On grignote un pique-nique, on se baigne, on débusque quelques bancs de poissons. On se croirait sur une carte postale tellement l’eau est cristalline ! Arrive trop vite l’heure du retour, deux heures de marche nous attendent avant de rejoindre le bus alors, on repart les sacs plus légers et surtout on loue un cheval pour transporter Aristide et Léopold. Grâce à cela, on arrive au lieu de rendez-vous bien plus rapidement qu’à l’aller. Le retour en bus par contre nous prendra 4 heures, contre une heure à l’aller à cause de routes inondées suite à des fortes averses tropicales. Heureusement, notre groupe de Colombiens favoris a assuré l’ambiance !

Quelques jours plus tard, nous prenons nos quartiers, à une demi heure de là dans un village de pêcheurs. Nous avons la chance de trouver une maison en bord de plage et nous décidons d’y rester un peu. Nous sommes complètement en dehors de la zone touristique et nous essayons de nous fondre dans la population. Nous faisons connaissance avec une famille de voisins qui nous offre des mangues petites mais délicieuses, juste cueillies de l’arbre. Notre hôte nous emmène au marché un dimanche matin à 7h. L’ambiance est joyeuse et bruyante. Nous achetons notre poisson et nos fruits pour quelques euros. Ici, la population vit de la pêche. Dans les rues on croise des vélos taxis, des motos taxis et des moto-caros, plus connus en Asie sous le nom de tuk-tuk. Des marchands de rue vendent des jus de fruits frais, des téléphones, des jeux de hasards. C’est vivant, c’est la débrouille ! Nous nous retrouvons aussi face à une réalité économique difficile pour beaucoup, les rues sont envahies de plastique et autres déchets. On croise des familles qui font la manche pour survivre, des personnes handicapées, des personnes vivant dans des maisons insalubres. C’est ça aussi l’autre face de la Colombie.

Vélo caro = Tuk tuk musculaire
Surprise à la fin…

Le temps s’écoule doucement entre lectures, devoirs pour les enfants, journées à la plage, baignade. Nous cuisinons nos petits plats, nous faisons nos soirées crêpes… Bref, nous profitons de ces lieux de rêve ! Face à notre maison, des pirogues en bois taillées à la main dans un tronc d’arbre. Cette image d’un autre temps, d’un autre civilisation, si loin des pêches industrielles restera longtemps gravée en nous

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Pontieux
1 jour il y a

J’ai beaucoup aimé Gwen faire un petit plongeon dans l’eau pour admirer ces poissons !
Oui, ce sont des lieux féeriques, avec cependant l’autre côté de la carte postale qui démontre hélas la pauvreté toujours présente dans ces pays fréquentés par les touristes ! Les enfants se seront bien cultivés devant tous ces mois, bravo, je reconnais qu’ils sont toujours partants même si la fatigue devait être présente de temps à autre. Un magnifique album de photos accompagne votre post et les photos sont très belles. 😙😙