Compostelle

J5 (Gwen) où ça sent le soufre

Nous nous réveillons à 6:30 pour notre étape la plus courte: 10 km vers Sanguesa.

Le parcours est plutôt en pente douce et suit un chemin gravel assez monotone entre différentes cultures de céréales et un élevage de moutons.

Nous avançons assez rapidement et à 10:30, nous sommes arrivés pour notre jour de repos avant l’ultime étape de 18 km vers Izco.

C’est une ville, pas un hameau, et on sent le retour à la civilisation. Plus de voitures, de monde, d’odeurs artificielles que nous avons oubliées ces derniers jours.

L’albergue ouvre à midi. Nous nous posons dans un bar typique pour un café et un croissant 🥐. On sent que les muscles et tendons ont souffert de l’étape d’hier. Qu’il est bon de se relaxer. Le var est vite complet, sa terrasse aussi. Le vacarme est fort, sous l’effet des discussions animées des clients. Nous sommes au rythme espagnol. A 11 tout se vide, au boulot ! Nous restons discuter et évaluer la prochaine et dernière étape de demain.

Puis nous prenons place à l’auberge, nous sommes les premiers. On a le choix de la couchette 🍾

Puis direction la ville pour recharger en fruits et fromage avant de déambuler.

Une odeur nous saisit le nez: du gaz. Le chantier tout proche nous laisse penser à une grosse fuite. Personne ne semble affolé. Nous continuons notre promenade vers le Rio… l’odeur revient, comme du soufre. Ça nous rappelle le labo de chimie du sous-sol de l’ISA: H2S.

Impossible d’en trouver l’origine, cette odeur d’œuf pourri nous accompagnera toute la journée !

J’ai un rdv téléphonique à 14h que j’ai oublié de décaler. Manue se promène pendant la petite heure de mon appel. Nous nous retrouvons peu avant 15 heures et on meurt de faim. Emmanuelle a repéré un resto et nous y prennons place pour un menu full power entrée plat dessert café et vin roboratif. Nous sommes impressionnés par notre appétit. L’entrée a la taille d’un plat et le plat d’un festin ! Nous sortons du resto le ventre plein, voire tendu à 16 heures et continuons notre déambulation pour trouver NOTRE banc en bord d’eau. On passe quelques heures à regarder les oiseaux, les canards, les cigognes et à discuter. Le coup de barre est bien présent, le contrecoup de la montée d’hier, mêlé à la sensation que la fin du parcours arrive demain.

Nous décidons d’aller boire un thé au bar de ce matin. Il est bien rempli. Dans le présentoir, les sandwiches aux œufs et jambon, tortillas… ont laissé la place à des douceurs.

Nous passons à l’auberge pour nous doucher, nous changer, recharger les portables, avant d’aller grignoter en ville. Nous croisons Jean-Francois, étonné de nous croiser. Notre rencontre date du premier jour avec Séverine, chez Carlos. Le Québécois était très mal en point et il nous confie qu’on lui a sauvé la vie … avec les smectas qu’on lui a laissé en partant. 2 heures après la prise de l’argile, il était retapé ! Il a fini son repas, le dortoir est bien rempli, certains s’endorment, il est 20 heures, on se rend dans un bar à tapas boire un verre accompagné de légumes en tempura…et faire un premier bilan de cette aventure trop courte mais tellement puissante.

Il est 22 heures, au lit ! Le compteur affiche 19 km ! On a même pas vu passer les 9 km en ville, alors qu’on a le sentiment de s’être posés… Ça me rappelle le voyage quand on prenait nos vélos délestés du poids des sacoches …

Demain, lever 6h pour prendre le temps d’avancer sur la dernière étape vers Izco. Un pèlerin espagnol a entendu parler de portions peu praticables, d’animaux en liberté, de nuées de chenilles. Demain, on va voir si son récit tient du Koh Lanta ou de l’Amazonie.

Jean-Francois,.converti au Smecta
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