Il est 7 heures, on se réveille 🎶
La nuit a été douce, grâce à notre couverture. Nous allons déjeuner et faisons la connaissance de Ralph et Connie, un couple de sexagénaires allemands qui s’apprêtent eux aussi à rejoindre Undues de Lerda, à 22 km d’Arres.
A 8h20, nous prenons le chemin, à la découverte de nouvelles surprises. Ce sera notre plus grande étape de la semaine. Ce soir nous en serons à 67 km !





Les dix premiers se font sans peine, c’est (presque) plat. Nous arrivons à Ruesta et ses ruines d’influence mauresque en pleine réhabilitation. Il y a une auberge à cet endroit fantomatique au bord du lac. Des allures de western.








Nous avons à peine le temps de poser le sac sur un banc que nous sommes rejoints par un curieux: maître Renard 🦊, même pas peur, qui tenterait bien un braquage de sac.




Nous poursuivons à travers les ruines, dans la forêt. Le bruit des branches nous fait lever la tête. Une famille d’écureuils saute de branche en branche, avec agilité et légèreté. Nous sommes gâtés.
La suite prend une nouvelle tournure, plus hard. En effet, devant nous se dresse une montée continue de 11 km, sur des chemins de rocaille. Après plusieurs pauses et 3 heures de marche, nous sommes enfin en vue du village, les articulations brûlantes et ma première ampoule au pied.
On rêve de se poser en terrasse. Malheureusement à notre arrivée, l’accueil de l’auberge indique une fermeture les lundis et mardis… On passe un coup de fil et notre hôte, un poil ronchon, arrive pour nous indiquer nos dortoirs. Ouf, à défaut d’une mousse bien méritée, nous avons un lit et le repas du soir.
Pour patienter après la douche avant l’ouverture des inscriptions à 19 heures, on fait le tour de la ville. Il fait froid, la fatigue musculaire se fait sentir… mais on trouve le banc désormais quotidien. Il a un petit truc en plus cette fois..
L’ambiance est légère, avec de bons fous rires et de beaux échanges cosmopolites. Quelle belle expérience humaine 😍
Juste avant de rejoindre la chambre, Xavier arrive. C’est le troisième français avec nous. Notre trio engage une discussion mémorable. Il a fait l’ISAB, une douzaine d’années avant nous et entame sa propre version du camino, en mode chemins noirs.
Demain, direction Sanguesa. Réveil 6:30 pour 10 km de descente !