Compostelle

Jour 15

De Monbourguet à Anoye

25,94 km lundi 4 mai

Total kilomètres parcourus : 269,65

Le réveil est paisible. Le chant des oiseaux est au plus fort dans ce chalet du camping municipal. Nous étions trois à dormir ensemble. A 7h15, je décide d’aller à la boulangerie. La ville est petite et le centre ville n’est pas très éloigné. La boulangerie n’ouvre ses portes qu’à 7h30. Je trouve un bistrot déjà ouvert qui propose un petit déjeuner pour un prix très raisonnable. Je m’installe et me régale avec un bon café. Ca me fait du bien de me poser et de prendre une petite viennoiserie et un jus d’orange pressé. Quand le gîte ne propose pas de petit déjeuner, il faut tout apporter avec soi. Et je ne peux pas porter dans mon sac confiture, beurre, jus de fruits… Bref, ce moment est plaisant,et je le savoure pleinement.

Aujourd’hui, la pluie est prévue une bonne partie de la journée. Hier, l’orage a été assez violent. La pluie a été intense. Après mon petit déjeuner, je me rends à l’épicerie pour acheter de quoi déjeuner ce midi. Ce soir, à Anoye, le gite propose quelques plats à réchauffer pour se restaurer sur place. A l’épicerie, je tombe sur Christian, le pèlerin allemand que j’avais croisé à Montesquiou. Il bifurque vers Lourdes. Il est diacre et m’offre de me bénir pour la suite du chemin. Il sait que je ne suis pas pratiquante et que j’ai une croyance particulière, mais j’accepte sa proposition. Je suis émue par ce personnage. Je lui ai un peu parlé de mon histoire. Il m’offre un petit chapelet en souvenir de notre rencontre.

Je rentre au chalet, et remballe mes affaires. Aujourd’hui, je vais marcher avec une pèlerine, Claudine. Nous nous mettons en route. Le chemin est très boueux. De nombreux passages sont glissants et instables. Les batons de marche sont indispensables. La boue colle aux semelles, mes chaussures semblent peser des tonnes.

La pluie commence à tomber rapidement. Nous sortons nos manteaux de pluie et continuons d’avancer. Le temps semble plus long. L’effort est soutenu. La pluie cesse vers 11h30, on décide de déjeuner dès qu’on trouve une table. On mange assez rapidement, l’étape est encore longue, il nous reste une bonne douzaine de kilomètres à parcourir. Le ciel est d’un gris sombre. On se remet en route. Il y a de belles montées. Les descentes sont très glissantes. La pluie se remet à tomber. Il n’y a pas d’abri, alors on continue d’avancer. Une douleur me monte dans le pied et dans la cheville. Mais, je n’ai pas trop le choix, il faut continuer. Chaque pas réveille la douleur. J’essaie de modifier ma façon de poser mon pied, d’utiliser mieux mes bâtons, de penser à autre chose. Mais ca ne passe pas.

Nous arrivons enfin au gîte à 15h30. Nos chaussures sont trempées. Nous sommes épuisées par cette longue étape sous la pluie. Heureusement, le gîte est bien aménagé. Il y a des canapés pour se reposer. Il y a des produits en libre-service. Il suffit de payer ce qu’on consomme. Il y a même une machine à laver et un sèche linge. Le luxe! On est trois pèlerins à en profiter.

Malheureusement pour moi, ma cheville n’est pas au top. Elle est douloureuse et gonflée. Claudine me prête de la crème anti-inflammatoire. Je mets ma jambe au repos au maximum. J’ai du mal à m’appuyer sur mon pied.

Les bénévoles de l’association qui gère le gîte, arrivent à 18h pour ouvrir l’épicerie et tamponner notre crédencial. On achète chacun du pain, ou des confitures pour que le petit déjeuner soit sympa pour le lendemain.

La soirée se passe paisiblement. On éteint les lumières à 21h15… Le repos du pèlerin est essentiel !

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Emmanuelle
Emmanuelle
14 heures il y a

Bravo ma poulette ! Courage, dans quelques jours on pourra te rejoindre ! J’ai tellement hâte ! J’espère que ta douleur à la cheville va vite disparaître. Gros bisous. Bon repos