De Anoye à Morlaàs
16.3 km le 05 mai
Total km parcourus : 285,95
Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin. Enfin, ça c’est en théorie. La pluie est tombée une bonne partie de la nuit. Nous prenons notre petit déjeuner ensemble. La question du jour est: par quel chemin nous allons passer. Nous pouvons soit prendre la route, soit prendre le GR. Le problème du chemin, c’est que l’eau stagne et il faut parfois traverser des flaques profondes, qu’on ne peut pas contourner.
Avec trois autres pèlerines, nous choisissons de passer par la route. Les voitures sont plus présentes, mais on marche sur un sol stable. De plus ma cheville ne va pas mieux. J’ai du mal à m’appuyer dessus. Je ne veux pas me fatiguer davantage en passant par des chemins instables et glissants. L’étape est assez courte, autour de 15 kilomètres.


A 8h15, nous démarrons. A chaque pas, ma cheville me lance. La douleur n’est pas insupportable heureusement. Je prends mes batons pour accompagner mes appuis.
La pluie ne tarde pas à revenir. Les premiers kilomètres nous marchons sur une route peu passante. La conversation est amicale avec Caroline et Christelle, deux pèlerines du nord. Pour elles, c’est la dernière étape avant retour chez elles. Elles prennent le train à Pau.


A un moment, nous passons par un petit tronçon du GR qui nous confirme que nous avons bien fait de prendre la route. Le chemin est gorgé d’eau et comme la descente est pentue, les bâtons sont indispensables pour ne pas tomber.

On fait une pause à 11h. J’ai besoin de me reposer. Il ne reste que 5 kilomètres.

Nous arrivons enfin à Morlaàs. La pluie commence à se calmer. Le ciel reste menaçant. Je ne vais pas directement au gîte. Je n’ai pas de repas pour ce midi. J’accompagne mes deux copines pèlerines jusqu’au centre du village pour trouver une boulangerie. J’opte pour un sandwich au poulet. Nous mangeons ensemble à côté de l’église. Un rayon de soleil nous réchauffe un peu. Les températures sont fraîches. A peine 13 degrés. Nous visitons l’église, elle est magnifique !




Puis, nous nous séparons. Je rentre au gîte. Mon pied est douloureux. Je sens qu’il faut que je me pose. Je reste au repos toute l’après midi. Je ne me lève que pour aller chercher mon repas du soir au supermarché à côté du gîte.
Je decide de prendre quelques jours de repos. Je ne veux pas me blesser davantage. Demain, je prendrai un bus pour Pau. J’en profiterai pour faire ma prise de sang de contrôle. Puis je me rendrai en train à Oloron sainte Marie. Gwen et ma sœur Emmanuelle viennent partager quelques jours de marche avec moi. Je veux être en forme !