Compostelle

De Padron à O Milladoiro

Mardi 23 juin

18,5 kilomètres

Ce matin, c’est le dernier jour avec une longue étape. 18 kilomètres à parcourir, c’est pas la plus longue, c’est l’avant dernière ! Santiago se rapproche à grands pas!

A 7h, je rejoins Laurence à son hôtel en 20 minutes à peine. Il fait encore un peu frais. La météo a prévu 35 degrés aujourd’hui. Nous voulons éviter de marcher sous de trop grosses chaleurs. Nous prenons un café à son hôtel et une petite part de gâteau.

Laurence marche jusqu’à la fin de mon étape puis elle prendra un bus jusqu’à Santiago car demain, elle repart pour Lyon.

Le chemin est toujours assez vallonné. On traverse quelques villages, des forêts. On marche un peu le long des routes. On se rend compte qu’il y a une certaine lassitude chez les pèlerins qu’on rencontre. Une envie que ça s’arrête, d’arriver enfin à destination. Plus la matinée passe plus il fait chaud et humide. On se sent moites. Au milieu de l’étape, on s’arrête dans un café pour manger un petit encas. 

Quand on reprend la route, on croise Anna-Lisa. On continue donc toutes les trois.

Arrivées au bout de l’étape. On s’asseoit à un arrêt de bus pour trouver le bon bus pour Laurence. Il fait extrêmement chaud. Mon dos est trempé, mon pied gauche est gonflé, la circulation se fait mal. Arrive le moment de la séparation. L’émotion monte. On comprend à quel point cette rencontre a été importante dans ce chemin. Le pèlerinage sera à jamais associé à  Laurence et Anna-Lisa. Elles ont marqué ma route. On se prend dans les bras. Je bifurque pour rejoindre mon hôtel. Un peu vite car je n’aime pas dire au revoir. On espère toujours se revoir mais, on ne sait jamais vraiment.

Je retrouve Anna-Lisa pour déjeuner. Elle est déjà installée à une terrasse. J’ai faim, je commande un steak frites. Nous décidons d’aller ensemble à Santiago demain. Finalement, je n’ai pas envie d’y être seule. Je veux partager ce moment avec mon amie du camino.

L’après midi, j’écris mon article, je me repose. J’essaie de ne pas me projeter à demain. Je me sens fière d’être là. J’ai eu si peur de devoir abandonner encore. J’ai l’impression d’avoir accompli un exploit, que j’ai relevé le défi que je me suis lancé. Je touche du doigt un rêve un peu fou.

Demain matin, nous marcherons 8 kilomètres pour rejoindre la cathédrale de Saint Jacques de Compostelle.

S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire